Urbanisme et aménagement : imaginer le territoire de demain

GeMAPI : renforcer les synergies

Dorénavant, la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI) relève des EPCI. Face à cette nouvelle donne de gouvernance de l’eau, la CARENE, territoire d'eau par excellence, s'est engagée dans une nouvelle démarche dépassant le périmètre administratif pour s'attacher à la cohérence globale de l'échelle hydrographique du bassin versant Brière-Brivet. 

Dès 2015, la CARENE s'est rapprochée des EPCI voisins (Cap Atlantique, Communauté de Communes du Pays de Pontchâteau et Saint-Gildas-des-Bois, Communauté de Communes Estuaire et Sillon, Communauté de Communes de la Région de Blain) situés comme elle pour tout ou partie sur le bassin versant Brière-Brivet. C’est ensemble – et en partenariat plus qu’étroit avec les acteurs en place qui exerçaient déjà des missions relevant de la GEMAPI (syndicat de bassin versant du Brivet, Parc Naturel Régional de Brière, Commission syndicale de grande Brière Mottière) – que ces EPCI ont construit une nouvelle organisation et une nouvelle gouvernance de leurs milieux aquatiques.

Bassin versant du Brivet

Sur ce périmètre, le transfert de la compétence GEMAPI a été fait au bénéfice du Syndicat du bassin versant du Brivet. Ainsi, les élus qui siégeaient hier pour le compte de leur commune siègent désormais au nom de leur EPCI. Missions élargies, effectif augmenté et capacités financières renforcées (la CARENE contribue à hauteur de 48 % au budget 2018 : 760 000 €) : le syndicat du bassin versant du Brivet monte en puissance pour élaborer des programmes d’entretien et de restauration ambitieux des cours d’eau et marais dans une logique amont/aval. 

Bassin versant littoral

Cet autre bassin versant concerné par la prise de compétence GEMAPI par la CARENE s'étend sur les communes de Saint-Nazaire et de Pornichet. C'est donc en lien avec CAP ATLANTIQUE qu'un programme d'actions sur les volets milieux aquatiques et qualité des eaux, ainsi qu’une stratégie en vue de lutter contre les risques d'inondation et de submersion marine, ont été définis. 

À l'instar du bassin versant Brière-Brivet, une nouvelle vision partagée a été établie en synergie avec le territoire voisin. Objectif : gagner en cohérence et en efficience

EPCI au Parc : déployer une dynamique territoriale

La présence du Parc Naturel Régional de Brière sur le territoire de l’agglomération nazairienne constitue un atout indéniable à bien des égards. Acteur majeur de la conservation des milieux, de valorisation, de médiation et de connaissance, le parc est également un levier de développement touristique et joue un rôle clé de médiateur. Par ailleurs, la labellisation PNR véhicule une image positive de fierté et d’identité pour les territoires. 

En 2016, du fait de difficultés financières et d'un contexte particulier d’évolution réglementaire devant conduire à une recomposition institutionnelle (loi MAPTAM et loi NOTRe), la question de l’avenir du parc a été posée. Face à l’enjeu, la CARENE s’est très fortement impliquée dans une démarche partenariale avec l’ensemble des collectivités du territoire.

Résultat : de par une révision statutaire, le parc a été consolidé comme acteur important du développement durable du territoire et le rôle et la responsabilité des EPCI largement renforcés. Au-delà de cette évolution statuaire, la démarche conduite tout au long de l’année 2017 s’est conclue par une consolidation du projet de parc et des priorités suivantes :

  • réaffirmation des « cœurs de missions » d’un PNR autour de trois volets :
  • préservation des patrimoines (naturels, paysagers, culturels) ;
  • valorisation des ressources locales ;
  • médiation et sensibilisation ;
  • priorisation des missions et des actions du Parc en vue de mettre en œuvre la charte : clarification de son rôle d'expert, d'accompagnateur de projets, de porteur d’expérimentations, d'animateur et de médiateur ;
  • évolution de la gouvernance politique du parc en lien avec l’évolution des participations statutaires : des partenariats dynamisés et contractualisés de façon triennale, avec la Région, le Département, les EPCI et les communes. 

Un projet ambitieux et cohérent...

Ainsi, le territoire a choisi de réaffirmer sa volonté de pérenniser le parc, d’en accentuer la visibilité et de valoriser l'atout qu'il représente pour le territoire. Les membres – en particulier la CARENE dont la totalité des communes sont situées dans le périmètre du parc – ont tous confirmé leur volonté de renforcer leur place au sein du Syndicat mixte du Parc. Leur intention est fermement établie : co-construire un projet ambitieux et cohérent dans une dynamique commune.

… porté par une dynamique commune

Cette modification de la gouvernance du parc s'est illustrée également par la création d’un collège EPCI (communauté de communes et communautés d’agglomération) et la présence de représentants du collège des EPCI au sein du bureau du parc. À la faveur de ces réflexions, une véritable dynamique collective s’est engagée autour du Parc Naturel Régional de Brière. Le soutien financier des EPCI et leur nouvelle implication institutionnelle a ainsi permis d’enclencher une nouvelle impulsion pour le projet du parc naturel.

PADD : débattre, informer et fixer un cap d'avenir

La CARENE et ses dix communes membres travaillent depuis début 2016 sur l'élaboration du premier PLUi (Plan Local d'Urbanisme intercommunal). Dans la continuité des travaux initiés en 2016 (découverte du territoire et partage des enjeux en vue d'élaborer un diagnostic socio-économique et environnemental), l'année 2017 a marqué une étape déterminante avec la construction d'un document majeur de planification : le Projet d’Aménagement et de Développement Durables, dit PADD.
Pierre angulaire du projet politique, le PADD constitue le cadre de référence du PLUi et offre une vision cohérente de l’occupation et de l’aménagement du territoire au travers de prospectives thématiques et de l’intégration des différentes politiques publiques. 

Co-construit et approuvé

En interaction avec les stratégies en cours d’élaboration pour le PDU et le PCAET, le PADD a été co-construit par les élus et les services des communes et de la CARENE avant d’être mis en débat au sein des dix conseils municipaux et du conseil communautaire. Organisées en septembre et octobre 2017, ces séances ont offert un temps essentiel d'échange et de débats autour des enjeux posés pour le territoire, enjeux auxquels le PADD propose de répondre au travers de trois défis :

  • le défi du rayonnement et des coopérations,
  • le défi de l’attractivité par le cadre de vie,
  • le défi de l’équilibre et de la solidarité.

Ces temps d’appropriation, d’enrichissement et de validation ont représenté une étape-clé de la démarche car, une fois approuvé, le PADD fixe le cap pour élaborer le document concret (zonage, règlement, organisation de l’espace, types d’occupations autorisés et interdits, etc.) Préalablement à la tenue de ces instances, avaient été organisées une séance d'information à l’attention de tous les élus de la CARENE à Saint-Malo-de-Guersac et une réunion publique à Saint-Nazaire, le 8 septembre 2017.

Entrée de ville : repenser la porte d'agglomération

Depuis l’arrivée du TGV dans les années 1990, l’entrée de ville de Saint-Nazaire n’a cessé d’évoluer, à commencer par l’émergence d’un pôle tertiaire et le développement d’une première offre de mobilité. Ont suivi la consolidation en 2012 du pôle d’échange multimodal, le remplacement du pont de la Matte et l’aménagement d’espaces publics autour de la gare. Aujourd'hui, l’affirmation d’une nouvelle « porte d’agglomération » – qui constitue également l’entrée de la ville centre et l'accès aux quartiers de Trignac (Certé, Savine, Grandschamps, etc.) – se poursuit.

Dorénavant, l'objectif est de révéler et valoriser ce « carrefour » unique entre ville et quartiers, parc commercial et Zone Industrielle et Portuaire, marais de Brière et estuaire. 

Dans cette perspective, trois opérations stratégiques majeures sont en cours de déploiement :

  • modernisation et mise en accessibilité de la gare,
  • nouvelle opération immobilière de l’îlot Willy Brandt,
  • restructuration du parc commercial « Grand Large ».

Requalification paysagère et restructuration fonctionnelle

Il s'agit aujourd'hui de donner un nouveau visage à l'ensemble du linéaire routier d’entrée de ville, depuis l’échangeur de Certé jusqu’au Paquebot. Objectif : l'intégrer au fondement de cette porte d'agglomération en devenir via sa requalification paysagère et sa restructuration fonctionnelle en boulevard urbain.

Ce projet a pour ambition de satisfaire les objectifs suivants :

  • apporter les qualités esthétiques et paysagères à l’entrée de l’agglomération en prenant en compte les identités de paysages existantes et en les révélant,
  • optimiser le transport en commun à la faveur d'un site propre, 
  • assurer une bonne fluidité de l’accès au centre-ville (l’entrée Nord constituant l’unique accès direct à l’hyper-centre de Saint-Nazaire),
  • garantir et sécuriser les fonctionnalités urbaines vélos, piétons, etc.,
  • rendre lisibles, confortables et sécurisées les transversalités entre les rives Est et Ouest du boulevard, 
  • améliorer le fonctionnement de la gare routière et des espaces publics associés, 
  • plus globalement, renforcer la végétalisation des espaces publics, y compris sur l’avenue de la République de la gare au Paquebot. 

Étapes-clés

Afin de mener à bien cette vaste opération de requalification paysagère, la CARENE s'est attaché les services d’une équipe de maîtrise d’œuvre pluridisciplinaire. Le premier semestre de l’année 2017 a été consacré à l’organisation de la procédure de sélection des concepteurs du projet. 

En juin, le choix s’est orienté vers l’équipe constituée par l’agence ILEX, dont la qualité des dossiers de candidatures et d’offres a garanti à la CARENE leur parfaite perception des enjeux du projet, compétences et solides expériences à la clé.
Démarrées en septembre, les études préliminaires de conception ont été validées lors du comité de pilotage du 20 novembre.